Anna-Eva Bergman : prix, cote et estimation (Guide complet 2026)

Vous souhaitez réaliser une estimation d’une œuvre d’Anna-Eva Bergman ? Ce guide rédigé par des commissaires-priseurs vous apporte une vision claire, structurée et fiable pour comprendre la valeur réelle d’une création de Bergman.
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Anna-Eva Bergman, N°65-1979 Rochers en Norvège, 1979, acrylique, encre et pastel sur papier, 30 x 25 cm

Photo : Maison de ventes Artcurial, Paris

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Qui est Anna-Eva Bergman ?

Anna-Eva Bergman (1909-1987) est une peintre et graveuse norvégienne née en Suède dont le langage plastique s’appuie sur la simplification des formes inspirées de la nature et sur une recherche au long cours autour de la lumière. Les historiens et historiennes de l'art considèrent aujourd’hui Bergman comme l'une des grandes artistes de l'abstraction lyrique et poétique du XXᵉ siècle. Son travail occupe néanmoins une place singulière, puisqu’il ne relève ni de l'abstraction géométrique stricte ni de l'expressionnisme abstrait.

Longtemps restée dans l'ombre de son époux, Hans Hartung [], elle bénéficie d’une redécouverte récente, notamment grâce à une importante rétrospective organisée en 2023 au Musée d'Art Moderne de Paris. Cette dernière la place aux côtés de femmes artistes abstraites de renommée mondiale, telles Hilma af Klint, Georgia O'Keeffe ou Sonia Delaunay [].

Une peintre méditative à l’œuvre cosmique

La trajectoire personnelle et artistique d’Anna-Eva Bergman est semée de ruptures, de voyages et d’expérimentations, dont résulte un style personnel qui lui vaut d’être considérée aujourd’hui comme l'une des grandes figures de l'abstraction européenne d'après-guerre. Pourtant, les critiques d’art contemporains de Bergman – Michel Ragon, Michel Seuphor ou Herta Wescher entre autres – insistent davantage sur la dimension cosmique et contemplative de son œuvre que sur ses qualités non-figuratives.

Jeunesse et formation (1909-1929)

Née le 29 mai 1909 à Stockholm, son enfance est marquée par un environnement familial et émotionnel instable ainsi que par les paysages du Hardanger et des côtes norvégiennes, qui l’accompagnent tout au long de sa vie. Elle se destine très jeune à une carrière artistique et se forme à partir de 1925 dans des écoles renommées, à savoir l’École nationale des arts appliqués et l’Académie des Beaux-Arts d'Oslo, avant d’intégrer l’École des arts appliqués de Vienne suivie de l’Académie d'André Lhote à Paris en 1929. Ses premières œuvres sont figuratives, même si l’on connaît l’existence de quelques recherches abstraites.

Bergman AE_Sirkus 1947

Anna-Eva Bergman, Sirkus, 1947, mine de plomb sur papier, 38 x 31 cm

Photo : Maison de ventes Millon, Paris

Hartung et le retour en Norvège (1929 - 1952)

Bergman rencontre le peintre allemand Hans Hartung [] et l’épouse en 1929. Le couple voyage et vit à Paris, Dresde, Minorque, puis en France et en Italie. C’est une période d’intense créativité pour la peintre, dont les œuvres – paysages, portraits, caricatures satiriques et illustrations de presse –, portent l’empreinte de la Nouvelle Objectivité et de l’expressionnisme allemand. 

Le couple connaît des difficultés en raison notamment de la renommée grandissante de Hartung et le désir de Bergman d'affirmer son indépendance artistique : leur divorce est prononcé en 1939. Bergman souhaite alors reprendre sa vie et sa production de zéro et se plonger dans une solitude où son acolyte n’a plus sa place. De retour en Norvège jusqu’en 1952, elle vit une période sombre, des problèmes de santé l’obligent à cesser ses recherches picturales pour plusieurs années. Elle travaille alors comme illustratrice, caricaturiste et journaliste. 

Elle met néanmoins cette période à profit pour se former à la philosophie, l’art médiéval norvégien et à des techniques anciennes comme l’utilisation de feuilles d’or. Cette pause dans sa carrière s’avère salutaire, car lorsqu’elle reprend ses pinceaux à la fin des années 1940, son approche des médiums et de sa pratique artistique ont gagné en profondeur.

 

La naissance des formes : les années 1950-1975


Les années 1950 voient Bergman abandonner peu à peu la figuration pour un nouveau langage plastique dominé par la simplification de formes inspirées de la nature : pierres, arbres, montagnes, soleil ou lune habitent ce nouvel espace pictural. En 1952, elle revient dans la capitale française et y retrouve Hartung. Ils se marient à nouveau en 1957 et ses travaux obtiennent un début de reconnaissance sur la scène internationale. Sa participation au Salon de Mai ainsi qu’à la seconde documenta de Kassel en 1959 en atteste. 

Les années 1960-1975 constituent le point d’orgue de sa carrière artistique. Elle revient d’un important voyage le long des côtes norvégiennes en 1964 en compagnie d’Hartung chargée d’un millier de photographies et dessins qui donnent naissance à plusieurs séries majeures consacrées aux montagnes, aux fjords, à l’océan, aux horizons et aux astres. Son style plus mature se construit autour de toiles de grand format, aux compositions très épurées recouvertes de feuilles d'or, d'argent, d'aluminium ou de cuivre n’ayant de cesse de refléter la lumière. Sa renommée s’appuie sur les œuvres issues de cette période.

« C’est du Finnmark et de la Norvège du Nord dont je rêve. La lumière me met en extase. Elle se présente par couches et donne une impression d’espaces différents qui sont en même temps très très près et très très loin. […] C’est magique. »

Anna-Eva Berman, Interview accordée à A-Magasinet le 21 avril 1979, cité dans Anna-Eva Bergman – Passages, 2019, p. 79.

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Anna Eva Bergman, GB 28-1967 Océan, gravure sur bois sur papier vélin de Rives, épreuve d'artiste, signée, 86,5 x 60,5 cm

Photo : Maison de ventes Actéon Senlis, Senlis

Reconnaissance et institutionnalisation

De son vivant, Bergman est une artiste très exposée : elle participe de fait à 317 expositions dans quarante pays, dont 141 en France, 59 en Norvège et 21 en Allemagne. Son travail est non seulement visible, mais encore loué par ses contemporains. On peut noter que la grande majorité des expositions collectives à l’international concernent des gravures, témoin du renouveau de ce médium après 1945.

Anna-Eva Bergman a pu compter pour la diffusion de son Œuvre sur le soutien de la Galerie de France, qui représente les artistes de l’abstraction lyrique, à l’image de Pierre Soulages, Jean Le Moal, Zao Wou-Ki ou encore Alfred Manessier . On trouve aujourd’hui ses œuvres dans les musées aussi bien en France (Centre Pompidou, Musée d’art moderne de la ville de Paris, Fondation Louis Vuitton, Carré d’art – musée d’art contemporain de Nîmes, …) qu’à l’international (Bangladesh, Brésil, Norvège, Italie, Espagne, Allemagne, etc.).

En 1994 est créée la Fondation Hartung Bergman, à Antibes, qui rassemble des œuvres et les archives du couple d’artistes.

Estimation d’une œuvre d’Anna-Eva Bergman : quels prix sur le marché ?

Les œuvres de Bergman sont aujourd’hui recherchées par les collectionneurs, avec une cote en phase de consolidation. Le site Artprice, spécialisé dans les ventes aux enchères, classe Bergman à la 2 706e place au rang mondial des artistes les plus cotés sur le marché de l’art en 2025.

 

Tableau comparatif des prix observés

Type d’œuvre

Prix moyen

Observations

Peinture sur toile (huile, acrylique, tempera, feuille métallique, pigments, etc.)

€ 20 000 – 80 000

Les toiles de grand format des années 1955-1975 dépassent actuellement facilement 100 000€ dans les ventes publiques. Le record de vente a été battu en avril 2026 pour la toile No. 1-1964 Urbanism (1964), vendue 571 500€. Les petits formats en revanche restent généralement sous la barre des 80 000€. 

Œuvre sur papier (peinture, dessin, ...)

€ 2 000 – 25 000

Les œuvres sur papier des années 1950-1960 sont également très recherchées, en particulier lorsqu’elles sont réalisées avec des feuilles métalliques. Elles constituent souvent une porte d'entrée dans l'univers de Bergman.

Multiples (gravures, gravures sur bois, lithographies et sérigraphies)

€ 500 – 1 500

Longtemps très abordables, les multiples connaissent depuis peu une hausse de prix notable. Il n’est pas rare de les voir atteindre plusieurs milliers d’euros aujourd’hui.

Les prix indiqués dans le tableau ci-dessous sont des moyennes et valent pour des œuvres en bon état.

 

Les toiles de grand format des années 1955 à 1975 dominent le marché, suivies des créations sur papier réalisées avec des feuilles métalliques.

Bergman AE_Petite Montagne

Anna Eva Bergman, N°36-1973 Petite Montagne, 1973, acrylique, modeling paste et feuille de métal sur toile, monogramme, 54 x 65 cm

Photo : Maison de ventes Actéon Senlis – Hôtel des ventes de Senlis

Quels critères influencent la valeur d’une œuvre d’Anna-Eva Bergman ?

 

Le support et le médium sont deux éléments clé dans l’estimation du prix d’une œuvre de Anna-Eva Bergman. On fait notamment la différence entre les types d’œuvres suivants : 

 

  • Les huiles sur toile représentent la catégorie la plus recherchée par les collectionneurs et les institutions. En l’occurrence, ses grands formats des années 1950 à 1970 sont très appréciés. 
  • Une œuvre sur papier se place souvent vers le milieu, voire dans la moitié inférieure de l’échelle des prix selon le médium utilisé. Concernant Bergman, ses dessins se situent effectivement dans cette zone, mais les peintures sur papier utilisant des feuilles métalliques se concentrent en revanche dans la tranche haute des adjudications.
  • Les multiples, qui désignent des estampes (soit des œuvres obtenues par impression sur papier à l’aide d’une presse), affichent généralement un prix plus abordable. Bergman a produit un nombre important de gravures : les séries dédiées aux montagnes, aux horizons, à l’océan et à la lune sont particulièrement recherchées. 

 

Et plus généralement :

  • L’état de conservation, la signature, le thème et les dimensions sont autant d’éléments déterminants pour l’estimation de l’œuvre.
  • La date de l’œuvre a son importance : les œuvres de la période 1955-75 sont les plus recherchées.
  • De la même façon, la provenance,  le nombre et la qualité des expositions ainsi que l’acquisition par des collections publiques ou privées augmentent considérablement la cote de l’artiste. Un référencement dans les catalogues raisonnés de la Fondation Hartung Bergman est un vrai atout pour l’estimation de l’œuvre.
Bergman AE_Terre rouge 1970 litho

Anna Eva Bergman, Horizon, 1978, lithographie, signée, 46 x 38 cm

Photo : Maison de ventes Besch Cannes Auction, Cannes

Quels sont les thèmes et les techniques d’Anna-Eva Bergman ?

Les thèmes et les techniques d'Anna-Eva Bergman sont nombreuses :

    • Bergman pratique essentiellement la peinture sur toile (peinture à l’huile, acrylique, pigments appliqués en fines couches), mais le dessin occupe également une place centrale (ébauches et dessins préparatoires, croquis de paysages norvégiens, dessins à l’encre, au fusain ou à la mine de plomb).
    • La gravure est une autre pratique au cœur du processus créatif de Bergman : eaux fortes et lithographies sont nombreuses au courant des années 1950 et 1960 et lui permettent d’explorer ses thèmes de prédilection avec une linéarité accrue. Son talent dans ce médium est vivement loué par ses pairs et par la critique, lui valant de nombreuses expositions en France et à l’international après-guerre. Ses collaborations avec les meilleurs ateliers, tels que Lacourière, témoignent également de cette reconnaissance.

La production d’Anna-Eva Bergman évolue progressivement d’une figuration satirique vers de grands paysages aux horizons abstraits

  • Dans les années 1930, elle produit principalement des illustrations et peintures critiques dans l’esprit de l’expressionnisme allemand, proche d’un Georg Grosz. 
  • À la fin des années 1940, Bergman entame un processus l’amenant à la non-figuration, mais il faut attendre les années 1950 pour découvrir sa nouvelle iconographie abstraite : montagnes, pierres et astres deviennent les principaux sujets des œuvres de l’artiste. Le nombre d’or constitue un élément central dans la construction et la composition de ses œuvres.
  • Les années 1960 voient s’installer sa période dite de maturité, avec l’utilisation nouvelle de feuilles métalliques dont les reflets dansent avec la lumière. Les dernières décennies marquent un retour vers des formats plus modestes mais aux horizons infinis. 

L’une des marques de fabrique de l’artiste est en effet son usage de feuilles métalliques (or, argent, cuivre, étain ou aluminium) qui portent une grande part des recherches sur la lumière : Bergman les polit, les gratte ou les laisse s'oxyder légèrement pour produire des variations lumineuses. L’œuvre change constamment au gré de l’éclairage, et le spectateur est invité à la faire vivre en se mettant en mouvement. Ces toiles dorées ne sont pas sans rappeler les icônes byzantines, accentuant la dimension spirituelle de l’Œuvre. 

  • Les sources d’inspiration de Bergman sont très variées. Elle remonte à Fra Angelico, son peintre favori, jusqu’à Mark Rothko, dont elle visite l’atelier en 1964, en passant par l’expressionnisme allemand et les peintres modernes français
  • Le paysage est progressivement essentialisé à des formes universelles : une ligne pour l’horizon, un cercle pour le soleil ou la lune, un triangle pour une montagne, un rectangle pour une stèle ou un arbre. 
  • La dimension cosmique de son travail est souvent soulignée. En effet, ses tableaux cherchent à exprimer une vision du monde où la nature, le temps et l'univers forment un tout. Chez Bergman, le paysage devient une métaphore du cosmos. Cela est perceptible en outre dans son passage de l’échelle du paysage à celle de l’univers, lorsque les montagnes laissent place aux astres et à l’horizon infini de la fin de sa carrière.
  • Jusqu’en 1952, les titres des œuvres sont en norvégien principalement, malgré quelques exceptions en français, espagnol ou allemand. Mais à partir de 1953, date de son installation à Paris, le français devient dominant. Les titres contiennent souvent la date et se réfèrent au médium (GB pour gravure sur bois, par exemple), mais peuvent également évoquer le thème ou une localisation. 

 

Comment reconnaître une œuvre d’Anna-Eva Bergman ?

Différents critères sont a prendre afin de reconnaïtre une oeuvre d'Anna-Eva Bergman :

  • Formes abstraites inspirées de la nature (pierres, arbres, montagnes, fjords, soleil, vagues, ...)
  • Lignes simples et aplats géométriques
  • Recherche sur la lumière : feuilles métalliques
  • Forte dimension méditative : rythme silencieux de la nature, temps géologique, relation humain-cosmos, paysages intérieurs, ...
  • Œuvres inspirées du Cap Nord et des côtes norvégiennes
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Anna-Eva Bergman, N°4-1961 Vent, 1961, tempera et feuille de métal sur toile, 14 x 18 cm

Photo : Maison de ventes Bonhams Cornette de Saint Cyr, Paris

Comment authentifier une œuvre d’Anna-Eva Bergman ?

La signature est un élément clé de la valeur d’une œuvre ; pour autant, celle-ci n’est pas suffisante pour garantir son authenticité. Les experts d’ArtFlow Enchères vous livrent quelques astuces pour démêler le vrai du faux.

La signature

Les œuvres de Bergman sont généralement signées. Bien qu’ayant légèrement évolué au fil de sa carrière, sa signature est restée relativement stable en présentant quelques éléments constants : 

  • La signature des œuvres des années 1930 est généralement classique, se présentant en écriture cursive « Anna-Eva Bergman » ou simplement « Bergman ».
  • Les lithographies et gravures sont le plus souvent signées au crayon en bas de la feuille. Elles peuvent aussi présenter un timbre sec « AEB », notamment pour des tirages non signés. 
  • À partir des années 1950, Bergman utilise plus régulièrement son monogramme « AEB », ses initiales en lettres capitales,  parfois « aeB », avec les initiales de son prénom en lettres minuscules. 
  • Le monogramme est en principe situé dans le coin inférieur de l’œuvre, accompagné de la date de création. On peut donc lire par exemple : AEB 1957, aeB 1965, etc. 
  • Pour finir, les toiles sont aussi fréquemment signées « Bergman » au dos, sur le châssis ou directement sur la toile.
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Anna-Eva Bergman, Vague II n°44, 1973, acrylique, modeling paste et feuille de métal sur carton, monogramme, 49,2 x 64,2 cm (détail monogramme)

Photo : Maison de ventes Cannes Enchères, Cannes

Anna Eva Bergman, GB 28-1967 Océan, gravure sur bois sur papier vélin de Rives, épreuve d'artiste, signée, 86,5 x 60,5 cm (détail signature)

Photo : Maison de ventes Actéon Senlis, Senlis

La provenance

Une provenance solide et documentée de l'œuvre peut fournir des indices précieux et renforcer sa crédibilité. Les documents suivants, s’ils sont en votre possession, sont à conserver et à présenter lors d’une expertise :

  • Bordereau de vente ou facture d’achat
  • Correspondance ou tout autre échange avec l’artiste
  • Catalogues des expositions au cours desquelles l’œuvre a été présentée

 

Le référencement dans les catalogues raisonnés

La Fondation Hartung-Bergman a publié fin 2015 le catalogue raisonné des estampes d’Anna-Eva Bergman à l’occasion de l’exposition « Anna-Eva Bergman, Univers Graphique » organisée au Nasjonalmuseet for kunst, arkitektur og design d’Oslo (2015-2016) :

  • Anna-Eva Bergman, L’œuvre gravé/Grafikk, Oslo : Éditions du Nasjonalmuseet for kunst, arkitektur og design, 2015.

Comment expertiser et vendre une œuvre d’Anna-Eva Bergman ?

Faire appel à un commissaire-priseur permet de bénéficier d’une expertise professionnelle et certifiée. Grâce à sa connaissance approfondie du marché de l’art et à l’analyse des résultats de ventes comparables, il établit une estimation juste et argumentée de votre œuvre. Il assure également son authentification, sécurise la transaction sur le plan juridique et valorise l’objet en le présentant aux acheteurs potentiels dans les meilleures conditions.

Le saviez-vous ? 

Bergman a récemment et pour la première fois dépassé Hartung lors de ventes aux enchères communes, marquant un véritable tournant dans la hausse de la cote de l’artiste. En mai 2024, le tableau Feu n° 50 (1973) a atteint 109 220€, tandis que la Composition H37 – 1973 de Hans Hartung s’est vendue 95 250€. De la même façon, en novembre 2024, la toile de la peintre N° 15-1974 Intérieur d’une vague II a atteint le beau prix de 66 300€, devançant le tableau T1982-U13 de son époux parti à 55 900€. Les estimations, 20 000/30 000 € pour Bergman et 40 000/60 000€ pour son époux, rendent ce retournement d’autant plus spectaculaire.

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Anna-Eva Bergman, N°15-1974 Intérieur d'une vague II, 1974, acrylique, modeling paste et feuille de métal sur toile, monogrammée, 1974, 54 x 65 cm

Photo : Maison de ventes Boisgirard – Antonini, Paris

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Sources

Site de la Fondation Hartung Bergman à Antibes : https://fondationhartungbergman.fr/ 

https://heni.com/news/article/anna-eva-bergman-no-1-1964-urbanism-2026-04-15?utm

https://www.gazette-drouot.com/article/les-elements-vus-par-anna-eva-bergman/51234 

https://www.gazette-drouot.com/article/la-collection-d-un-amateur-d-estampes-du-xxe-c2-a0siecle-de-picasso-a-soulages/53781 

https://www.gazette-drouot.com/article/anna-eva-bergman-messagere-de-l-abstraction-metaphysique/43199 

Les monographies consacrées à l’Œuvre de Bergman se multiplient ces dernières années. Parmi celles-ci nous avons consulté les quatre ci-dessous, parues depuis les années 2010 : 

  • Christine Lamothe (éd.), Anna-Eva Bergman, Paris : les presses du réel, 2011.
  • Anna-Eva Bergman, Thomas Schlesser, Emmanuelle Delapierre et al., Anna-Eva Bergman – Passages, cat. exp., Caen : Musée des Beaux-Arts de Caen, 2019.
  • Thomas Schlesser, Anna-Eva Bergman, vies lumineuses, Paris : Gallimard, 2022.
  • Anna-Eva Bergman : voyage vers l'intérieur, cat. exp., Paris, Musée national d'Art moderne et Oslo, Nasjonalmuseet for kunst, arkitektur og design, Paris : Musée d'art moderne de Paris, 2023.

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