Estimation d’une œuvre de Rosa Bonheur : Guide complet 2026

Vous possédez une œuvre de Rosa Bonheur ? Durant toute sa carrière, cette artiste s’est attachée à étudier les animaux les plus variés (biches, cerfs, chevreuils, renards, chevaux, vaches, boeufs, taureaux, chiens, grands fauves…) dans toute la diversité de leurs postures et de leurs attitudes, afin d’en tirer des représentations sensibles et réalistes. Les experts d’Artflow Enchères vous emmènent sur les traces de cette artiste amoureuse de la nature, figurant parmi les plus célèbres portraitistes du monde animal afin de vous aider à mieux comprendre comment réaliser une estimation de votre tableau.

En résumé :

  • Rosa Bonheur (1822-1899), célèbre portraitiste du monde animal, a consacré sa carrière à représenter chevaux, fauves, moutons ou cerfs avec un grand réalisme.
  • L'estimation d'une œuvre de Rosa Bonheur varie fortement selon la technique : de 2 500 à 20 000 € pour une huile sur toile, jusqu’à 7 000 - 8 000 € pour un dessin à l’aquarelle, au crayon, à la mine de plomb ou à la plume et jusqu'à 500 € pour une estampe.
  • L’estimation d’une œuvre dépend de plusieurs critères clés : technique, état de conservation, taille de l'objet et présence d'une signature authentique.
  • Les thèmes de prédilection de Rosa Bonheur incluent les animaux d'élevage, la faune sauvage, les fauves, les paysages et les scènes de genre agricoles.
  • Une œuvre authentique se reconnaît à sa signature manuscrite caractéristique, ou au cachet de la vente après décès de l’artiste en 1900.
  • Pour vendre ou estimer un tableau, un dessin ou une gravure, l'accompagnement d'un commissaire-priseur reste essentiel pour garantir authenticité et une valorisation juste.
    Bonheur, Rosa, Biches et cerf dans la forêt, huile sur panneau

    Rosa Bonheur, Biches et cerf dans la forêt, huile sur panneau, vendue le 18 juin 2023 à Fontainebleau.

    Photo : Maison de vente Osenat, Fontainebleau.

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    Qui est Rosa Bonheur ?

    Une carrière artistique jugée trop précaire

    Marie-Rosalie, dite Rosa, Bonheur (1822-1899) est une artiste d’origine bordelaise, fille de Raimond Bonheur, professeur de dessin, et de son ancienne élève Sophie Marquis. Dès son enfance, sa famille observe son intérêt pour la nature et les animaux et ses prédispositions pour la peinture. Mais son père refuse longtemps que Rosa se destine comme lui à une carrière artistique, qu’il juge trop précaire. Il tente de l’inscrire dans différentes écoles pour l’intéresser à d’autres métiers, sans succès.

    Élève et formatrice

    Devant l’échec des différentes formations qu’il fait suivre à sa fille, Raimond Bonheur est finalement obligé de céder, et commence à l’initier à son art dans son atelier. Il sera son seul maître, comme elle le déclare elle-même à ceux qui la pensent faussement élève de Léon Cogniet (1794-1880) : « Je suis l’élève de mon père et de la belle et grandiose nature ». En parallèle, Rosa Bonheur copie au Louvre les tableaux des anciens maîtres, avec une prédilection pour les œuvres des paysagistes Karel Dujardin (1626-1678) et Salvator Rosa (1615-1673). Elle se forme également à la sculpture en copiant des plâtres d’un ami de son père, Pierre-Jules Mène puis en réalisant ses propres compositions. Selon ses dires, Rosa Bonheur aurait donné à son frère, le sculpteur Isidore-Jules Bonheur, ses premières leçons dans ce domaine.

    Premiers succès 

    A dix neuf ans, Rosa Bonheur expose ses premières œuvres au Salon, deux tableaux, Chèvres et moutons et Deux lapins. La peinture animalière devient sa spécialité. Sept ans après sa première participation, l’artiste reçoit une médaille d’or et la commande par l’Etat d’un tableau, le Labourage nivernais, achevé en 1849, qui reçoit un accueil positif de la part des critiques. Conséquemment à la disparition de son père la même année, Rosa Bonheur reprend le poste confié à celui-ci quelques mois auparavant, à la direction d’une école communale de dessin pour jeunes filles à Paris.

    L’artiste et les marchands d’art

    En 1852, le duc de Morny lui passe commande pour le compte de l'État, d’un tableau représentant une Fenaison, dédaignant un second projet présenté par l’artiste ayant pour thème un marché aux chevaux. Ce dernier, achevé l’année suivante, connaît pourtant un grand succès lors de son exposition au Salon. Il est acheté par le marchand belge installé en Angleterre Ernest Gambart (1814-1902), et reproduit en gravure par Thomas Landseer (1795-1880), à des fins promotionnelles. A l’occasion de l’exposition du tableau outre-Manche, Rosa Bonheur entreprend plusieurs périples en Angleterre et en Ecosse, dont elle rapporte de nombreux croquis, points de départ de plusieurs tableaux importants, comme La Razzia. Gambart, Benjamin Tedesco et Adolphe Goupil (1806-1893) deviennent les principaux galeristes de Rosa Bonheur. En 1855, la Fenaison en Auvergne, région où l’artiste s’est rendue à plusieurs reprises, est admirée à l’Exposition Universelle à Paris. Passé cette date, Rosa Bonheur ne participe plus au Salon, trop occupée à peindre les tableaux constamment réclamés par ses marchands. Elle montre toutefois une dizaine d'œuvres à l’Exposition Universelle de Paris en 1867.

    La retraite au château de By

    En 1859, l’atelier parisien de Rosa Bonheur est envahi par les visiteurs, ne lui laissant plus la possibilité de peindre dans le calme et la solitude qu’elle recherche. L’artiste se met donc en quête d’un nouveau lieu de vie et de travail. Désireuse de se rapprocher de la nature qui nourrit son inspiration, elle jette son dévolu sur le château de By, à Thomery, en Seine-et-Marne, auquel elle fait ajouter un atelier conçu par l’architecte Jules Saulnier (1817-1881). Elle y fait aussi installer des enclos pour accueillir ses propres animaux : des biches et des cerfs, des sangliers, des moutons, des bœufs, des chevaux ainsi que des… lions ! Leur présence permet à l’artiste de les observer à loisir et de réaliser de très nombreuses esquisses. En-dehors de chez elle, Rosa Bonheur cherche également l’inspiration dans les ménageries mais aussi les spectacles, à l’instar des cirques ou du Wild West show de Buffalo Bill, qu’elle reçoit personnellement à By et à qui elle offre deux chevaux sauvages.

    L’artiste et l’impératrice

    En 1864, elle reçoit également en sa demeure la visite de l’impératrice Eugénie, qui l’invite en retour à déjeuner au château de Fontainebleau. L’année suivante, la souveraine fait nommer la peintre chevalier de la Légion d’honneur et déclare « Je suis heureuse d’être la marraine de la première femme artiste qui reçoive cette haute distinction. J’ai voulu que le dernier acte de ma régence fût consacré à montrer que le génie n’a pas de sexe ». Rosa Bonheur est élevée au rang d’officier en 1894, avec pour parrain le sculpteur Auguste Cain. Elle continue de fréquenter l’impératrice déchue, à qui elle rend visite à Cap-Martin, quelques mois avant sa mort.

    Des amitiés par-delà la mort

    Rosa Bonheur décède le 25 mai 1899, après avoir pris froid lors d’une visite du chantier achevé de son nouvel atelier, qu’elle souhaitait plus grand pour lui permettre d’achever La Foulaison du blé en Camargue. Elle projetait alors de présenter ce tableau monumental de six mètres de large pour quatre mètres de haut à l’Exposition Universelle de 1900 à Paris. Selon sa volonté exprimée dans son testament, Rosa Bonheur est inhumée auprès des deux plus grandes amies peintres qui partagèrent sa vie : Nathalie Micas (1824-1889), qu’elle connaissait depuis l’enfance, qui a habité à By avec sa mère durant de nombreuses années, disparue en 1889, et Anna Klumpke (1856-1942), une jeune peintre américaine dont elle avait fait la connaissance en 1889 et qui avait emménagé chez elle depuis quelques mois. Instituée sa légataire universelle, cette dernière réalise un vaste travail de mémoire autour de la figure de l’artiste, en publiant ses souvenirs et en préservant son atelier, qu’elle ouvre à la visite.

    Bonheur, Rosa, Cheval blanc, huile sur toile

    Rosa Bonheur, Cheval blanc, huile sur toile vendue le 23 mai 2017 à Londres.

    Photo : Maison de vente Christie’s Londres.

    Quelle estimation pour une œuvre de Rosa Bonheur ?

    Les œuvres de Rosa Bonheur sont actuellement très recherchées sur le marché de l’art. Si les tableaux à l’huile sur toile ou sur panneau demeurent les plus prisés, les dessins à l’aquarelle, au crayon ou à la plume peuvent aussi atteindre plusieurs milliers d’euros au marteau.

    Tableau comparatif des prix observés

    Type d’œuvre

    Prix

    Observations

    Huiles sur toile ou sur panneau

    2 500 - 20 000 €

    Selon la taille, l’état de conservation et le degré de finition (tableau achevé, esquisse…). Quelques résultats jusqu’à 40 000 €. Des prix plus rares au-dessus de 50 000 €.

    Aquarelles

    800 - 7 000 €

    Selon la taille, l’état de conservation et le degré de finition (aquarelle achevée, esquisse…). Quelques résultats plus rares jusqu’à 25 000 €.

    Dessins au crayon, à la mine de plomb ou à la plume

    200 - 8 000 €

    Selon la taille, l’état de conservation et le degré de finition (dessin achevé, esquisse…). Quelques résultats plus rares jusqu’à 20 000 €.

    Estampes

    10 - 500 €

    Selon le graveur, l’éditeur et l’état de l’objet.

    Bonheur, Rosa, Les vaches au pré, huile sur toile

    Rosa Bonheur, Les vaches au pré, huile sur toile, vendue le 17 décembre 2025 à Paris.

    Photo : Maison de vente Tajan, Paris.

    Quels critères influencent la valeur d’une œuvre ? 

    • La technique : les œuvres uniques, et tout particulièrement les huiles sur toile ou sur panneau, sont davantage susceptibles de générer des prix élevés que les multiples comme les estampes. 
    • L’état de conservation : dans le cas d’un tableau comme d’un dessin ou d’une gravure, l’état de conservation a un impact important sur le prix de vente. Un objet d’art sans taches, trous, déchirures, plis, manque de peinture ou décoloration par exemple, a plus de valeur que son équivalent ayant subi ce type de dommages.
    • La taille : la valeur d’une œuvre est souvent liée à ses dimensions.
    • La signature : la présence de la signature authentique de l’artiste permet des estimations plus élevées qu’en son absence. Une œuvre attribuée à Rosa Bonheur sur la base d’autres critères, même tout à fait pertinents, aura tendance à se vendre moins cher.
    • Le tirage, le graveur et l’imprimeur : pour les multiples, ces informations peuvent avoir une influence sur le prix d’adjudication. 

    Bonheur, Rosa, Etude de Cairn terrier, dessin au crayon noir et à lestompe

    Rosa Bonheur, Etude de Cairn terrier, dessin au crayon noir et à l'estompe, vendu le 21 septembre 2024 à Grasse.

    Photo : Hôtel des ventes de Grasse.

    Quels sont les thèmes de Rosa Bonheur ? 

    Moutons, boeufs, chevaux…

    Parmi les sujets qui ont tout particulièrement intéressé Rosa Bonheur, se trouvent les animaux d’élevage, tels que moutons, boeufs, chevaux ou chiens, présents dans sa propre ménagerie du château de By. Ils peuvent être représentés seuls ou en groupe, dans un lieu clos ou dans un paysage, dans différentes poses sur des feuilles de croquis, en entier ou dans des cadrages ne conservant que la tête.

    Bonheur, Rosa, Moutons et bélier dans une bergerie, aquarelle et gouache sur papier

    Rosa Bonheur, Moutons et bélier dans une bergerie, aquarelle et gouache sur papier, vendue le 27 novembre 2021 aux Andelys.

    Photo : Maison de vente Les Andelys Enchères.

    Animaux de la forêt

    L’artiste cherchait également l’inspiration directement en forêt, quoiqu’elle possédait également dans ses enclos des animaux sauvages, comme des cerfs et des biches. Les renards, les sangliers et les bouquetins se retrouvent également souvent sous son crayon dans des esquisses les présentant dans différentes attitudes ou en ne représentant que la tête, à la manière de portraits.

    Bonheur, Rosa, Tête de renard, huile sur toile

    Rosa Bonheur, Tête de renard, huile sur toile, vendue le 30 novembre 2016 à Paris.

    Photo : Maison de vente Kâ-Mondo, Paris.

    Fauves

    A partir des années 1870, Rosa Bonheur s’intéresse tout particulièrement aux fauves, dont elle prend de nombreux croquis, adoptant différents cadrages.

    Bonheur, Rosa, Lion, couché, dessin au crayon noir et à lestompe sur papier calque contrecollé sur papier

    Rosa Bonheur, Lion couché, dessin au crayon noir et à l'estompe sur papier calque contrecollé sur papier, vendu le 20 avril 2024 à Grasse.

    Photo : Hôtel des ventes de Grasse.

    Paysages

    Le paysage est un genre moins représenté en ventes publiques au sein de la production de Rosa Bonheur. Quelques exemples sont toutefois régulièrement proposés aux enchères, représentant souvent des paysages montagneux inspirés des voyages de l’artiste en Auvergne et dans les Pyrénées.

    Bonheur, Rosa, Paysage montagneux, huile sur toile

    Rosa Bonheur, Paysage montagneux, huile sur toile, vendue le 22 mai 2022 à Rouen.

    Photo : Maison de vente Guéry, Rouen.

    Scènes de genre

    Dans les scènes de genre peintes par Rosa Bonheur, l’animal demeure au centre de l’attention, mais il est représenté accompagné d’hommes et de femmes dans l’exécution de leurs tâches agricoles (fenaison, labours, surveillance des troupeaux…).

    Bonheur, Rosa, A la mare, le gardien de troupeaux, huile sur toile

    Rosa Bonheur, A la mare, le gardien de troupeaux, 1862, huile sur toile, vendue le 3 décembre 2025 à Bordeaux.

    Photo : Maison de vente Bordeaux Enchères.

    Comment reconnaître une œuvre de Rosa Bonheur ?

    Les œuvres de Rosa Bonheur sont signées de son nom, « Rosa Bonheur » ou « R Bonheur », de façon manuscrite, à la peinture, généralement de couleur foncée ou rouge, au bas du décor. L’artiste avait pour habitude de prolonger le trait au bas du B, du H et parfois du R de « Bonheur », parfois avec de petites arabesques. La signature peut être accompagnée d’une date ou d’une dédicace. Les œuvres constituant le fonds d’atelier vendues lors de la vente après décès de l’artiste en 1900 sont marquées d’un sceau de forme ronde à la cire rouge avec la mention « Vente Rosa Bonheur 1900 ».

    Bonheur, Rosa, détail de la signature sur un dessin au crayon

    Rosa Bonheur, détail de la signature sur un dessin au crayon

    Photo : Maison de vente Carrère et Laborie, Pau.

    Bonheur, Rosa, Cachet de la vente du fonds d'atelier

    Cachet à la cire rouge de la vente du fonds d’atelier en 1900

    Photo : Maison de vente Lucien, Nogent-sur-Marne.

    Comment estimer et vendre une œuvre de Rosa Bonheur ? 

    Pour estimer et vendre une œuvre de Rosa Bonheur, il est préférable de s’adresser à un commissaire-priseur, qui sera à même de vous proposer une estimation juste, en s’appuyant sur des bases de données comparatives rigoureuses, en phase avec les réalités du marché de l’art. Les experts d’ArtFlow Enchères certifient l’authenticité de vos œuvres, sécurisent juridiquement vos successions et optimisent la mise en valeur de vos biens auprès d’un réseau international de collectionneurs.

    Bonheur, Rosa, daprès, Chevrette, lithographie

    J. Laurens d’après Rosa Bonheur, Chevrette, lithographie, Peyrol éditeur, vendu le 3 novembre 2023 à Orléans.

    Photo : Galerie des ventes d’Orléans.

    Le saviez-vous ?

    Dans les années 1870, Rosa Bonheur s’intéresse tout particulièrement aux fauves, qu’elle observe au Jardin des Plantes. En 1873, le créateur et directeur du Cirque d’Hiver à Paris, Louis Dejeans, l’invite chez lui au château de Saint-Leu, en Seine-et-Marne, lui permettant de prendre des croquis de sa lionne apprivoisée, Pierrette. Dans son journal, l’artiste écrit « Lorsque je me résolus à étudier les grands fauves, je ne songeai [sic] pas, tout d’abord, à en posséder chez moi » (rapporté par Michel Pons dans Rosa Bonheur : 1822-1899, cat. exp., Paris, Musée d'Orsay, 2022, p. 258). Puis, se liant d’amitié avec le dompteur et directeur de cirque Jean-Baptiste François Bidel (1839-1909), elle lui loue son lion, Brutus. Enfin, en 1880, elle finit par acheter un couple de ces fauves, qui lui est envoyé au château de By depuis Marseille par le galeriste Ernest Gambart. Ce dernier avait probablement tout intérêt à participer à ce projet, qui a pu sembler fantaisiste de prime abord, l’artiste ayant tiré de l’observation assidue des deux animaux un grand nombre de croquis. Elle ne conserve pas longtemps ces félins, et, ses observations artistiques terminées, elle en fit cadeau au Jardin des Plantes. Elle récidive cependant en 1885, lorsque Bidel lui envoie deux lionceaux, un mâle et une femelle. Cette dernière, prénommée Fatma, devient véritablement un animal de compagnie.

    Bonheur, Rosa, Lionceau allongé, crayon noir

    Rosa Bonheur, Lionceau allongé, crayon noir, vendu le 1 er mars 2025 à Pau.

    Photo : Maison de vente Carrère et Laborie, Pau.

    Sources :

    • Barthélémy, Sophie, Buratti-Hasan, Sandra, Jarbouai, Leïla, Rosa Bonheur : 1822-1899, cat. exp., Paris, Musée d'Orsay, 18 octobre 2022-15 janvier 2023, Paris, Beaux-Arts Editions, 2022.
    • Bertrand-Dorléac, Laurence, Le lion de Rosa (Bonheur), Paris, éditions Gallimard, 2024.
    • Bonheur, Rosa, Souvenirs de ma vie, Paris, Libretto, 2024.

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